|
DISTRICT DE Manalkudi Irrupu |
DISTRICT DE |
Aide à la relance économique : prêts à des femmes organisées en groupes de soutien (petits commerces, artisanat...) |

Le raz de marée du 26 décembre est sans doute la plus immense catastrophe naturelle des temps historiques. La plus vaste par son étendue : des rives orientales de l'océan indien à ses rives occidentales, de l'Indonésie au golfe du Bengale, de la Thaïlande à l'Afrique, des dizaines de milliers de kilomètres de côtes sont saccagées...
Cette tragédie dépasse l'expérience humaine par sa soudaineté, son ampleur, la multiplicité des communautés humaines et des nations touchées.
Quand la terre instable s'ébroue et transforme en torrent tumultueux tout un océan, non seulement l'imagination est dominée par l'épouvante mais la capacité des sociétés à se protéger est annulée. Il n'y a guère de parade contre la géologie.
La terre n'a pas de message à donner à l'homme. Elle n'est pas une personne, ni une divinité. Mais l'humainité peut tirer des leçons quand toute partie d'elle-même est en souffrance.
Une leçon d'unité : décrétons l'Asie en état de catastrophe mondiale.
Prions pour toutes les victimes de cette catastrophe et faisons un geste de solidarité en envoyant nos dons soit au Secours Catholique soit à un orgasime de notre choix. Mais, de grâce, ne restons pas sans agir.
Père José
Vous pouvez toujours faire un don à votre délégation diocésaine :
Lieusaint, Moissy, Réau
355, rue Lherminot
77550 MOISSY-CRAMAYEL
Tel 01.64.88.82.55
Combs-la-Ville
La Clavelière,
8, rue de Lieusaint
77380 Combs-la-Ville
Tel. 01 60 60 50 77
L'action du Secours Catholique se concentre pour l'instant sur le Sri Lanka car elle coordonne l'action de Caritas dans le pays. Au total ce sont 300 personnes du réseau Caritas qui sont présentes au Sri Lanka dont une équipe internationale de 22 personnes. Leur travail consiste essentiellement à évaluer les besoins matériels et sanitaires sur le terrain afin d'établir un programme d'aide efficace et adapté. Aloysius John, responsable du département Asie-Mona, qui coordonne l'équipe d'urgence sur place, s'est rendu dans des camps provisoires où se sont regroupées les populations. Il n'existe en effet plus de maisons en dur car elles ont été complètement rasées. Les familles ont tout perdu. Les écoles qui ont fait office de centre d'accueil jusqu'à présent doivent reprendre leur activité normale à partir de la semaine prochaine. Il y a donc un besoin urgent en tentes supplémentaires afin de reloger les familles mais également de matériel scolaire pour les enfants. Les autres besoins primaires auxquels il faut faire face sont les besoins en médicaments, kits d'hygiène, eau potable. Un accompagnement psychologique doit être mis en place auprès des populations traumatisées et notamment pour les enfants. Certains ont perdu un ou parfois leurs deux parents dans la catastrophe. Un partenariat avec une organisation canadienne doit être mis en place à cet effet. La pêche, principale ressource des Sri Lankais, a été durement touchée. On estime à
environ 30 000 le nombre de bateaux emportés par la mer ou détruits et plus de la moitié des ports est endommagée. Des programmes de micro réalisation se mettent en place pour relancer la pêche, mais aussi l'agriculture et les petits commerces.
Un programme d'aide complet pour le Sri Lanka est en cours de définition. On sait d'ores et déjà que le budget total accordé à ce programme sera de 16 millions d'euros, couvrant une première phase d'urgence sur 4 mois (4,4 millions d'euros) et une phase de réhabilitation sur un an.
Quelques prix :
1 kg de riz : 0,40 €
1 kg de poulet : 1,15 €
3 € suffisent à nourrir une famille (avec 3 enfants) pour une journée
un bateau de pêche neuf : 500 €
la réparation d'un bateau : 300 €
En Indonésie, une réunion de coordination des Caritas se tiendra la semaine prochaine afin de définir les modalités de partenariat et préciser l'organisation de l'aide dans le pays.
La Thaïlande a géré l'état d'urgence de manière autonome. La Caritas locale devrait cependant faire appel au réseau pour la mise en place d'une phase de réhabilitation.
En Inde, l'état du Tamil Nadu a été particulièrement touché par la catastrophe ainsi que les îles de Nicobar et d'Andaman. Au Tamil Nadu, une équipe d'urgence internationale est arrivée et a constaté la grande efficacité des diocèses et de l'organisation de l'aide. On manque essentiellement de nourriture, d'eau, de vêtements, médicaments et d'abris.
Un travail important est également à faire en termes d'assistance aux personnes les plus vulnérables comme les femmes et les enfants qui peuvent faire l'objet de trafics ou sont menacées de prostitution. Il est nécessaire de soutenir la reprise de la pêche et d'activités génératrices de revenus.
Le Secours Catholique finance les programmes de Caritas India, dont les équipes sont rodées aux situations d'urgence. Un programme a été élaboré en 3 phases : dans un premier temps, la distribution de nourriture et de médicaments pour 125 000 personnes pendant 2 semaines, et la fourniture de matelas, vêtements, bâches plastic pour 62 000 personnes. Puis la distribution de nourriture, d'abris provisoires, et de kits ménagers pour 30 000 familles ainsi que l'approvisionnement en eau et sanitaires de 50 camps d'urgence et la réparation des puits de 200 villages. Enfin, la troisième phase du programme sera consacrée à la réhabilitation d'infrastructures dans 400 villages et le soutien à la relance économique des pêcheurs (réparation des bateaux et filets).
25 groupes électrogènes doivent être envoyés dimanche. Des cantines de médicaments ont également été envoyées.
Trois personnes du Secours Catholique sont toujours actuellement présentes au Sri Lanka : Caroline Jauffret, Patrick Charignon et Aloysius John.