Nous reproduisons intégralement la méditation que le Père José, notre Curé, a donnée lors de la messe célébrée, vendredi dernier, à 10 heures, à l'Eglise saint Vincent, au moment même où avaient lieu les obsèques du Saint Père à Rome :
« Samedi 2 avril, à 21 h 37, à la nouvelle de la mort de Jean-Paul II, une onde de choc s'est propagée à travers le monde. L'émotion a été forte chez ceux qui avaient reconnu en lui le successeur de l'apôtre Pierre, de celui auquel le Christ avait dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ». Jean-Paul II avait fait un don total de lui-même au service d'une haute et difficile mission, celle de garder l'Eglise catholique dans l'unité dynamique de la foi, de l'espérance et de l'amour. Ce don lui a valu de la part de ceux qui reconnaissaient en lui un Père, une immense affection filiale. Les catholiques ont admiré aussi la manière dont il a conduit d'une main ferme et bienveillante le peuple qui lui avait été confié. Par ses enseignements, ses voyages, son audace évangélique, il a suscité au sein du peuple de Dieu un élan source d'espérance. Son courage au cours des derniers mois d'une maladie implacable a manifesté à quel point la vraie puissance de l'Eglise est dans un amour plus grand que notre cœur, un amour divin ayant fait de la croix le signe de la tendresse de Dieu pour les hommes.
Le rayonnement de Jean-Paul II a donné une nouvelle et nécessaire impulsion au mouvement œcuménique , mouvement qui, sous le souffle du Saint Esprit, veut favoriser, dans la vérité et la charité, l'unité des chrétiens. Les nombreux témoignages qui lui sont rendus par les représentants des différentes confessions chrétiennes en apportent, si besoin est, la preuve évidente.
Au-delà du monde chrétien, Jean-Paul II a développé un dialogue évangélique avec les hommes et les femmes de bonne volonté, dialogue reposant sur la volonté inébranlable de défendre et de promouvoir partout dans le monde la dignité de la personne humaine, dialogue impliquant aussi l'intense désir de faire progresser la justice entre les nations ainsi que dans les relations humaines. Jean-Paul II n'a cessé de dire que la paix est un don de Dieu mais que, fondée sur la justice, il fallait , après l'avoir reçue, la propager avec la ténacité de quelqu'un qui espère contre toute espérance.
Les jeunes ne s'étaient pas trompés… Ils aimaient tendrement leur pape, l'écoutaient et répondaient, de plus en plus nombreux, à ses invitations, notamment à l'occasion des JMJ. Interrogeant l'un d'entre eux surpris les yeux pleins de larmes, il me répondit : « Je pleure de joie. J'ai rencontré en lui un père, quelqu'un qui m'aime, qui me fait confiance et en qui je peux avoir confiance ! » Derrière ces mots simples, il y a sans doute cachée une des raisons de l'extraordinaire impact de Jean-Paul II sur la jeunesse de notre temps.
A Dieu, cher Jean-Paul II. Vous laissez dans l'Eglise un sillon de lumière et d'espérance… Pendant toute votre vie et plus spécialement au cours de votre long pontificat, avec un cœur d'enfant, vous vous êtes, sans cesse, confié à la Vierge Marie. Vous l'avez reçue comme un précieux don du Christ. Elle a été pour vous non seulement un modèle à imiter mais une mère à aimer, une mère par laquelle Jésus-Christ a voulu passer pour se donner à tous.
Au nom de tous, merci, merci pour tout Très Saint Père… »

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